La déclaration de revenus 2025 en 2026, qui porte sur les revenus perçus en 2025, reste une étape indispensable. Même avec le prélèvement à la source, elle permet de faire le point sur votre situation fiscale, de corriger les informations préremplies, de déclarer certains revenus ou charges, et de bénéficier des réductions et crédits d’impôt auxquels vous avez droit.
Cette année, le cadre général reste stable. En revanche, plusieurs ajustements doivent être pris en compte : revalorisation du barème de l’impôt, mise à jour de certains plafonds, nouvelles précisions pour certaines dépenses déclarées, et disparition de certains dispositifs pour les nouveaux investissements.
Les dates à retenir pour 2026
La déclaration en ligne est ouverte depuis le 9 avril 2026.
La date limite dépend du département de résidence :
| Département | Date limite de déclaration en ligne |
| N°01 à 19 et non-résidents |
Jeudi 21 mai 2026 à 23h59 |
| N°20 à 54 | jeudi 28 mai 2026 à 23h59 |
| N°55 à 974 et 976 |
Jeudi 4 juin 2026 à 23h59 |
La déclaration papier reste possible uniquement si vous n’êtes pas en mesure de déclarer en ligne. Dans ce cas, elle doit être déposée au plus tard le 19 mai 2026.
Un barème de l’impôt revalorisé
Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, le barème de l’impôt sur le revenu est revalorisé de 0,9 %.
Cette mise à jour a pour objectif de limiter les effets de l’inflation sur l’imposition.
Les tranches applicables sont les suivantes :
|
Tranche de revenu |
Taux |
|
Jusqu’à 11 600 € |
0 % |
| De 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
|
De 84 578 € à 181 917 € |
41 % |
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Au-delà |
45 % |
Il est important de rappeler que seule la part du revenu comprise dans chaque tranche est imposée au taux correspondant.
L’abattement de 10 % est maintenu
L’abattement forfaitaire de 10 % applicable aux salaires et aux pensions de retraite est maintenu.
Les salariés qui ont supporté des dépenses professionnelles plus importantes peuvent toujours choisir la déduction des frais réels si cette option est plus avantageuse. Dans ce cas, il est nécessaire de conserver les justificatifs pendant 3 ans.
Quotient familial : des plafonds actualisés
Le fonctionnement du quotient familial ne change pas (QF = revenu net imposable/nombre de parts), mais les plafonds applicables sont mis à jour.
En règle générale :
- une personne seule dispose d’1 part ;
- un couple marié ou pacsé dispose de 2 parts ;
- des demi-parts ou parts supplémentaires qui dépend de la situation familiale, du nombre d’enfants et de certaines situations particulières.
En 2026, l’avantage fiscal est plafonné à 1 807 € par demi-part supplémentaire.
Pour certaines situations particulières, les plafonds sont également revalorisés :
- 4 262 € pour le premier enfant d’un parent isolé ;
- 1 079 € pour certaines personnes seules ayant élevé un enfant ;
- 2 011 € pour certaines situations de veuvage avec personne à charge.
Les réductions et crédits d’impôt à ne pas oublier
Certaines dépenses permettent de réduire le montant de l’impôt ou d’obtenir un crédit d’impôt. Encore faut-il penser à les déclarer correctement.
Dons aux organismes
Les dons réalisés au profit de certains organismes ouvrent droit à une réduction d’impôt.
En 2026, les dons éligibles au taux majoré de 75 % bénéficient d’un plafond porté à 2 000 € pour les versements concernés à compter du 14 octobre 2025. Au-delà de ce plafond, ou pour les autres organismes éligibles, la réduction reste fixée à 66 %, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Il est donc important de bien distinguer les dons selon leur nature au moment de la déclaration.
Frais de scolarité
Une réduction d’impôt forfaitaire est prévue pour chaque enfant poursuivant des études :
- 61 € pour un enfant au collège ;
- 153 € pour un enfant au lycée ;
- 183 € pour un enfant dans l’enseignement supérieur.
Frais de garde des jeunes enfants
Les frais de garde des enfants de moins de 6 ans ouvrent droit à un crédit d’impôt de 50 %, dans la limite de 3 500 € de dépenses par enfant, soit un avantage maximal de 1 750 €.
Emploi à domicile : un point de vigilance en 2026
Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile reste fixé à 50 % des dépenses engagées, dans les limites prévues.
En revanche, un point de vigilance doit être souligné cette année : la déclaration demande des informations plus précises sur l’identité de l’organisme ou de la personne concernée. Il convient donc d’être particulièrement attentif lors de la saisie de ces éléments.
Investissement locatif : les points à vérifier
Les contribuables qui perçoivent des revenus locatifs doivent être attentifs aux règles déclaratives applicables à leur situation. Le régime choisi peut avoir un impact direct sur le montant de l’impôt.
Revenus fonciers
Location nue
Deux régimes existent :
- le micro-foncier, applicable si les loyers bruts annuels ne dépassent pas 15 000 €, avec un abattement forfaitaire de 30 % ;
- le régime réel, qui permet de déduire les charges réellement supportées.
En cas d’option pour le régime réel, il est important de vérifier que les dépenses engagées sont bien déductibles. Cela peut concerner notamment les intérêts d’emprunt, la taxe foncière, les frais de gestion, les primes d’assurance et certains travaux. En cas de travaux, il convient d’être attentif à la nature des dépenses déclarées et de conserver l’ensemble des justificatifs.
Location meublée
Pour la location meublée, il convient de distinguer la location meublée classique et la location meublée touristique.
Les règles applicables à la location meublée doivent être examinées avec attention, en particulier pour les meublés de tourisme. Les meublés de tourisme non classés relèvent désormais d’un seuil de 15 000 € avec un abattement de 30 %, tandis que les meublés classés et certaines autres locations meublées peuvent relever d’un seuil de 77 700 € avec un abattement de 50 %. Lorsque les charges et amortissements sont significatifs, le régime réel peut être plus adapté.
Dispositif Pinel : fin pour les nouveaux investissements
Le dispositif Pinel n’est plus ouvert aux nouveaux investissements.
En revanche, les contribuables ayant investi avant la fin du dispositif peuvent continuer à bénéficier de la réduction d’impôt, à condition de respecter l’ensemble des conditions prévues. La déclaration 2026 peut donc encore intégrer des avantages Pinel en cours, mais il ne s’agit plus d’un dispositif accessible pour un nouveau projet.
Dans tous les cas, pour sécuriser votre démarche et choisir la structure la plus adaptée, il est recommandé de solliciter l’avis de votre expert-comptable.
Prélèvements sociaux et hauts revenus
Les prélèvements sociaux continuent de s’appliquer à certains revenus du patrimoine. Ils doivent être pris en compte dans l’évaluation de la fiscalité globale.
Une vigilance particulière est nécessaire en 2026, car la loi de financement de la sécurité sociale a prévu une hausse du taux global des prélèvements sociaux à 18,6 % pour certains revenus du capital. Selon la nature des revenus concernés, il est donc important de vérifier le taux réellement applicable avant d’estimer le coût fiscal global.
Les contribuables aux revenus élevés doivent distinguer trois mécanismes :
- La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, qui s’ajoute à l’impôt sur le revenu ;
- La contribution différentielle sur les hauts revenus, qui vise à assurer une imposition minimale de 20 % pour les contribuables dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € pour une personne seule ou 500 000 € pour un couple. Elle ne s’applique toutefois que lorsque le taux moyen d’imposition du foyer est inférieur à ce seuil ;
- Les prélèvements sociaux, qui s’appliquent aux revenus du patrimoine selon des règles distinctes.
Ces dispositifs étant indépendants, ils peuvent se cumuler et augmenter sensiblement le niveau d’imposition global.
Prélèvement à la source : un rôle toujours central
Le prélèvement à la source continue de s’appliquer normalement en 2026 :
- de janvier à août, le taux repose sur la situation connue de l’administration ;
- à partir de septembre, il est actualisé après traitement de la déclaration.
La déclaration permet donc d’ajuster le taux appliqué et de régulariser la situation. Selon les cas, elle peut entraîner un remboursement si trop d’impôt a été payé, ou un complément à régler si le prélèvement à la source a été insuffisant.
Le taux individualisé pour les couples
Pour les couples mariés ou pacsés, le taux individualisé permet d’adapter le taux de prélèvement à la source aux revenus propres de chacun.
Depuis le 1er septembre 2025, le taux individualisé s’applique automatiquement aux couples mariés ou pacsés qui déclarent leurs revenus ensemble. Les usagers qui souhaitent conserver le taux du foyer doivent désormais opter en ce sens. Le taux individualisé peut être utile lorsque les écarts de revenus sont importants au sein du foyer, afin de mieux répartir l’effort de trésorerie entre les deux conjoints.
Les points de vigilance pour 2026
Avant de valider votre déclaration, plusieurs vérifications sont recommandées :
- certaines informations ne sont jamais préremplies, comme certains dons, pensions alimentaires, déficits fonciers ou charges déductibles ;
- la déclaration automatique doit toujours être relue avec attention ;
- les revenus locatifs doivent être déclarés dans le bon régime ;
- les montants déjà prélevés ou versés à titre d’acomptes doivent être vérifiés ;
- les réductions et crédits d’impôt doivent être renseignés avec précision.
Il est également conseillé de conserver l’ensemble des justificatifs pendant au moins 3 ans.
Ce qui change en 2026
Les principaux points à retenir cette année sont les suivants :
- le barème de l’impôt ainsi que les plafonds du quotient familial sont revalorisés ;
- la déclaration liée à l’emploi à domicile demande davantage de précision ;
- les règles restent plus strictes pour certaines locations meublées touristiques ;
- le Pinel est supprimé pour les nouveaux investissements.
Ce qui est maintenu
Certains dispositifs restent inchangés :
- la déclaration annuelle reste obligatoire, même avec le prélèvement à la source ;
- l’abattement de 10 % sur les salaires et pensions est maintenu ;
- la déduction des frais réels reste possible ;
- les réductions et crédits d’impôt continuent de s’appliquer si les conditions sont réunies ;
- le taux individualisé reste accessible pour les couples.
Conclusion
La déclaration de revenus 2026 ne bouleverse pas les règles fiscales, mais elle comporte plusieurs points d’attention qu’il ne faut pas négliger.
Entre la revalorisation du barème, l’actualisation de certains plafonds, les précisions demandées pour certaines dépenses et la fin du Pinel pour les nouveaux investissements, une vérification attentive reste essentielle pour éviter les erreurs et limiter le risque de payer trop d’impôt.
Pour mieux comprendre la déclaration de revenus et le fonctionnement de l’impôt, vous pouvez également consulter notre article dédié : ici
Enfin, nous sommes à vos côtés pour vous accompagner dans cette étape déclarative ; n’hésitez pas à contacter votre expert-comptable.

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